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XVIIème et XVIIIème siècles

Dès 1620, le cardinal commence à réaliser son projet d’établir en ce point privilégié du littoral la base de la marine de guerre pour la Méditerranée. Deux ans plus tard, il y fait armer une escadre de dix vaisseaux pour prendre part au siège de la Rochelle. Surtout, en 1627, il ordonne de mettre en état le terrain réservé, au temps d’Henri IV, pour l’édification d’un arsenal. Les galères de Marseille souvent y sont réparées. En 1693, on voit dans la rade jusqu’à quatre-vingt-sept vaisseaux et cinquante bâtiments plus petits.

De son côté, jusqu’à la publication de l’édit de 1669 qui accorde un statut privilégié à Marseille, la flotte de commerce est importante. En 1633, Toulon possède soixante-dix-sept bâtiments totalisant 5609 tonneaux et montés par 826 hommes.

L’armement de ces escadres exige un arsenal ayant plus de chantiers de construction et plus d’ateliers. Colbert charge alors Vauban d’une double mission : dresser le plan de cet arsenal et améliorer le système de fortifications de la ville. Le grand ingénieur accomplit l’une et l’autre, construisant la grande darse, créant dans l’arsenal, considérablement agrandi, de nouveaux bâtiments appelés a réparer une flotte de premier ordre.

Pendant les troubles de la Fronde, une certaine agitation se manifeste en 1648, mais une guerre civile se déroule de 1650 à 1652, opposant les Sabreurs, rebelles, aux Canivets royalistes.

En 1660, après le soulèvement de Marseille, Louis XIV vient en Provence et se rend au pèlerinage de Notre-Dame-de-Grâce à Cotignac.

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, de nouvelles calamités désolent le pays.

En 1707, pendant la guerre de Succession d’Espagne, le duc de Savoie et le prince Eugène conduisent quarante mille hommes, pillant et rançonnant les villes et les villages, depuis le Var jusqu’à Toulon. Dans cette ville, soldats et marins, aidés par la population, complètent les défenses et tous résistent vaillamment. Après un mois de siège, l’ennemi se retire le 22 août, et sur le chemin du retour ne manque pas de se venger de son échec.

Deux ans plus tard, un hiver des plus rudes, la mer porte des glaçons, tue un grand nombre d’oliviers et inflige un coup sévère à une économie rurale équilibrée mais toujours fragile.

En 1721, la peste, venue de Marseille, atteint l’ouest de la région, y causant de sérieux ravages, en particulier à Toulon où treize mille personnes dit-on trouvent la mort.

Enfin en 1746, une nouvelle invasion austro-sarde met l’est du pays en grande difficulté. Dans la région de Draguignan tout est enlevé aux habitants qui se voient à la veille de mourir de faim.

En ce XVIIIe siècle, le pays continue de tirer de la terre l’essentiel de ses ressources. Il produit des céréales, en quantités presque toujours très insuffisantes, des vins (ceux de Bandol sont réputés jusqu’aux Indes, au Brésil et dans les pays du nord de l’Europe), des fruits (prunes de Brignoles, figues que l’on fait sécher, de Salernes et de Solliès), des câpres et surtout des olives qui donnent huile de table et huiles pour les savonnerie et l’éclairage.

L’artisanat utilise les produits du sol. Des savonnerie existent à Toulon, Ollioules, Solliès, Brignoles, Draguignan, Grasse où la parfumerie est largement représentée. Brignoles et surtout Barjols ont des tanneries. Du feutre et des chapeaux sont faits dans ces régions, à Camps surtout. A Bargemon et Flayosc la fabrication des chaussures constitue la principale activité.

Le long du Gapeau, à Belgentier, Méounes, Signes, onze papeteries utilisent l’eau de la rivière. L’industrie textile et celle de la soie sont fort dispersée, les verriers itinérants. A Bagnols ont fait des bouteilles vendues à Nice pour les expéditions de vins muscat, et de flacons qui, à Grasse renfermeront des parfums. A Varages on fabrique des fanaux pour la marine, des instruments d’optique pour les physiciens, mais surtout des faïences (huit ateliers en 1789).


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