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Antiquité

L’homme occupe le territoire de l’actuel département du Var, en de rares points, dès le paléolithique inférieur et surtout moyen. Les sites néolithiques, chalcolithiques et ceux appartenant au âges du bronze et du fer sont plus nombreux.

Au VIe siècle avant J.C., apparaissent les Ligures. Mélangés aux Celtes ils constituent la race celto-ligure, fond de la race provençale. Ces habitants ont laissé des enceintes fortifiées, ou oppida, fort nombreux, au moins deux cent.

Les grecs et les Massaliotes ne peuvent négliger la côte varoise. Les vestiges les plus importants sont, à Olbia près de Hyères, ceux d’un entrepôt commercial et d’un poste miliaire. Un autre établissement, Tauroeis ou Tauroentum, se trouvait au Brusc. Les itinéraires antiques mentionnent encore Heraclea Caccabaria, vraisemblablement Cavalaire, et Alconis Portus dans cette même région. Le non de Sinus Sambracitanus, donné alors au golfe de Grimaud, survit sous la forme Issambres.

L’occupation romaine en Provence se fait en plusieurs étapes, depuis 125 avant J.C. En 102, des Cimbres et des Teutons menacent la Provence. Marius les bat (selon une ancienne tradition), près de Pourrières.

La civilisation romaine pénètre rapidement grâce aux routes ; la principale dans le Var actuel est la voie faussement appelée « aurélienne », qui va de Fréjus à Aix par Le Luc et Brignoles.

Une petite agglomération , près des bouches de l’argens, se développe sans doute de par la volonté de Jules César car elle prend le nom de Forum Julii, marché de Julius (notre Fréjus). Auguste lui donne plus d’importance encore. Il y envoie les vaisseaux qu’il a pris lors de la victoire d’Actium, remportée en 31 avant J.C. sur les flottes d’Antoine et Cléopâtre. Il agrandit le port, qui s’étend sur vingt hectares, et qui aménagé dans un étang, communique avec la mer par un chenal d’environ six cent mètres. Il établit encore dans le pays les vétérans de la Huitième légion.

Jusqu’à la fin du Ier siècle avant J.C., sinon jusqu’au milieu du IIe, les navires de guerre de Fréjus surveillent les rivages de la Provincia. Après le départ de la flotte, la ville reste prospère, continuant de jouer un triple rôle, celui d’étape sur la route d’Italie en Espagne, celui de chef-lieu d’une civitas, celui de marché où affluent les bois et les grains d’un arrière-pays fort étendu. Les grands édifices, un aqueduc de soixante kilomètres, un amphithéâtre, des thermes, sont construits entre le Ier et IIIe, sinon au IV siècle.

Au temps de la paix romaine, le pays compte de nombreux domaines agricoles. Telo Martius, le future Toulon, est porté sur un itinéraire maritime de l’an 150 de notre ère, et, en 400, un document administratif le désigne comme étant le siège d’une teinturerie impériale de pourpre.

Le Christianisme apparaît tôt en Provence, en raison des relations commerciales de ce pays avec l’Orient. Fréjus doit être le siège d’un évêché peu après 374 et son baptistère date vraisemblablement du Ve siècle. Quand au premier évêque de Toulon, il est attesté en 441.


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